Qu’un sang impur…

Le quotidien d’une société à deux rangs de citoyens se présente ainsi.

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À l’Établissement français du sang
20, avenue du Stade de France, 93218 La Plaine Saint-Denis

Madame, Monsieur,

Je donne mon sang depuis 20 ans dont 9 dernières années en France. L’EFS m’invite et je viens. Quand je peux, je viens. Je… venais. Parce que cette fois-ci je ne viendrai pas. Je suis en bonne santé, je peux donner, je veux donner, j’ai le temps, mais je ne me présenterai pas.

Je ne suis pas vacciné. Dans votre convocation, vous mettez noir sur blanc que “le pass sanitaire n’est pas nécessaire”, mais justement cette précision est la raison pour laquelle je ne viendrai pas. Aujourd’hui, en France, je suis privé d’une bonne partie de mes droits: je ne peux pas boire un verre au café ou prendre un TGV; mes enfants ont été mis dehors de l’école de tennis sans remboursement, etc. etc… Le gouvernement m’exclut de tout. Sans le passe sanitaire, je suis un vrai homme de second rang et… je commence à m’habituer à ce rôle d'”intouchable” au XXI-ème siècle, en Europe.

Mais le jour où on a besoin de moi tout change: les barrières tombent miraculeusement et l’exigence du passe sanitaire mystérieusement disparaît pour trois quarts d’heure qui dure la prise de sang. Les non-vaccinés sont “les bienvenus” — donc du coup, je peux devenir “normal”: on me laisserait entrer, on me traiterait d’égal, comme avant. J’aurais droit à 45 minutes de respect et de dignité.

Je ne comprends pas. Si la situation sanitaire est tellement dramatique, comment est-il possible d’intégrer un non-vacciné, le laisser venir à l’intérieur d’une salle? Comment est-il possible de prendre son sang? Est-ce responsable? Est-ce acceptable?

Mais si c’est acceptable, alors la situation sanitaire n’est probablement pas si dramatique que ça? Dans ce cas-là, pourquoi ce passe sanitaire discriminatoire, pourquoi ces mesures anti-démocratiques qui privent 20,5 millions des Français non-vaccinés de leurs droits fondamentaux et naturels?

Donner son sang, c’est un acte de fraternité, avant tout. La fraternité, la solidarité, la compréhension, le respect doivent aller dans les deux sens, dans tous les sens. Pour tous, à tout moment, sans exception ni condition, sans parenthèses ni astérisques. Et pas du tout comme ça, à deux vitesses.

L’État a décidé que la place des non-vaccinés est dans la rue — eh ben, j’y reste alors. Mais le manque de 480 ml de sang aujourd’hui sera entièrement sur la conscience de ceux qui ont pris cette décision de diviser les gens en “purs” et “impurs”, avec un bout de papier et sans. Le jour où l’État me restitue tous mes droits civils, je serai le premier à frapper à la porte du bus médical EFS pour recommencer à donner mon sang — en toute dignité, en homme libre, respectueux et respecté en même temps.

Mais pas en tant que paria.

Je vous souhaite un bon déroulement de la collecte,
Et, j’espère, à bientôt.

André Kobzar

Covid: context

Nothing personal. Just figures.

Computed as follows ↓

Spanish Flu
Hong Kong Flu
Covid-19
Period 1918-20 1968-69 cumulated as of 7 March 2021
Deaths worldwide, mln Medium estimation: 75 mln; Pessimistic est.: 100 mln
Source: Wikipedia
Medium est.: 2.5 mln; Pessimistic est.: 4 mln
Source: The
Lancet
2.591 mln
Source:  Johns
Hopkins University
World Population, mln 1912 3552 7851
Population Lost in the Pandemic, % 3.92% 0.07% 0.03%

Covid-19 data as of 7 March 2021

Aucun rapport avec la choucroute

Votre jardinier Jean vous dit: «Je vous ai fait un joli gazon.» Vrai ou faux? Option 1: croire parce qu’il l’a dit. Option 2: regarder par la fenêtre et voir que le gazon n’y est pas: Jean continue à semer du sable. Action oui, résultat non. Application oui, résultat non.
Votre gouvernement vous dit: «Nos mesures anti-corona sont efficaces, obéissez-y.» Vrai ou faux? Option 1: croire parce qu’ils l’ont dit. Option 2: regarder par la fenêtre et comparer la courbe des nouveaux malades aux mesures appliquées (ou non appliquées) par les gouvernements. Action oui → résultat = ? Quoi de plus simple?

La Suisse ne connaît pas le confinement. Pas de masques lors de la première vague: le gouvernement explique que les masques ne protègent pas, seuls les malades doivent les mettre, par exemple pour se rendre à l’hôpital.

Rien d’étonnant d’ailleurs pour une bestiole qui mesure 0.1-0.5 µm: l’efficacité des masques est estimée à 1% par certaines études suisses.

Berne dit que les masques ne font que semer la panique et donner un faux sentiment de sécurité aux citoyens. Le virus se comporte comme il veut: après l’explosion une chute brusque et inexplicable. Pourquoi cette chute? Le confinement? Il n’y a pas. Les masques? Il n’y en a pas non plus. La fermeture des écoles? Non: les étudiants se fréquentent tous les jours extra muros comme avant parce qu’il fait beau et il n’y a pas de devoirs.  Continue reading