
Питер Брейгель Ст. «Падение Икара», 1558 г. Холст, масло. Королевский музей изящных искусств, Брюссель. Фрагмент.
Однажды попав на небо,
Ходить по земле — трудно.
Ждать вознесенья — нелепо.
Буднями жить — нудно.
Однажды взлетев на крыльях,
Познав полёта искусство,
Бесишься от бессилья,
Когда за спиной — пусто.
Вдали от земного шара
Поймёшь высоту планки:
Однажды вкусив нектара,
Не хочешь больше бурдянки.
И на земле живут люди —
Суетны, глухи, слепы,
Бо не мечтают о чуде,
Не зная, как там — в небе.
Я побывал — знаю!
Я испытал — верьте!
Видел! Теперь привыкаю
К серой земной тверди.
Всюду живут люди:
Коль не летать — ползать.
“Счастлив будь в каждой минуте”?
Сколько ещё? Бог знать.
Передвигаюсь наощупь.
Может, когда-то прозрею?
Надо бы быть проще,
Только я не умею.
Больно? Глотни “Риохи”.
Тягостно? Зубы стисни!
Я проплыву трохи
На корабле жизни.
Курс корабля — точен.
Сам себе кэп и механик.
Земной мой корабль — прочен,
Ведь имя ему: “Титаник”!
© André Kobzar, 2025
![]() « Du ciel sur la terre » Traduction manuelle vers le groupe roman |
| Une fois qu’on a connu le ciel, il devient difficile de marcher sur la terre.
Attendre une nouvelle ascension paraît absurde. Vivre au rythme de tous les jours devient ennuyeux.
Une fois qu’on a pris son envol, qu’on a découvert l’art de voler, on devient fou d’impuissance lorsqu’on ne retrouve plus d’ailes dans son dos. C’est seulement loin de la Terre qu’on comprend ce que signifie placer la barre si haut : une fois qu’on a goûté au nectar, on ne veut plus boire de vinasse. Aussi sur terre vivent des gens — affairés, sourds, aveugles — car ils ne rêvent pas de miracle. Ils ne savent pas ce que c’est : le ciel là-haut. Moi, j’y suis allé, et maintenant je sais ! Je l’ai vécu, croyez-moi ! Je l’ai vu ! Désormais, je m’habitue à la dureté grise de la terre. Partout, les hommes vivent ainsi : si l’on ne peut pas voler, il faut ramper. ”Sois heureux à chaque minute” ? Combien de temps encore ? Dieu seul le sait. J’avance à travers la vie à tâtons. Peut-être qu’un jour je verrai clair ? Il faudrait être plus basique, mais je ne sais pas l’être. Ça fait mal ? Avale une gorgée de Rioja. C’est pénible ? Serre les dents ! Je naviguerai encore un petit moment sur le bateau de la vie. Le cap du navire est bien fixé. Je suis moi-même son capitaine et mécanicien. Mon navire terrestre est solide, puisqu’il porte un nom : “Titanic” ! |
