Who’s that language (for me)

Gaston Dorren, the author of Lingo and other books on comparative linguistics, asked his readers to share their associations and connotations with different languages, how these languages are felt from outside? Here’s what I feel, subjectively.

Gaston Dorren’s blog

Russian is the Pacific Ocean to me — no limits, no end in sight, an absolute immensity both in width (inherent expressive tools of the language) and in depth (inherent bottomless vocabulary). Russian is a modelling clay I can shape anything with — not just because it’s my mother tongue, but mostly because of a total 3D freedom and flexibility a Slavic language can offer.

Yiddish (which calls itself ‘màme-lošn’ — ‘Mom’s language’) and Belarusian both taste home, bread, warm milk and fireplace — so sweet and cozy. Continue reading

Borders: my new photo project

I love crossing borders. Barrier
One small step for a man — walking through a checkpoint in an airport, across a creek, a river, or just across a virtual imaginary line — and here is your leap into a different country, different jurisdiction, different reality. At this page you will find some photos I took at different borders. Let’s enjoy the freedom we have to cross borders simply, easily and so trivially that we often don’t even notice that.

Here we go ►►  Borders-Frontières-Confini-Границы-Grensen-مرز ها

Il lusso di essere libero

Il mio istruttore di tennis, un trentenne francese, non ha uno smartphone. Del tutto. È una scelta intenzionale. Passa tutta la giornata nel club e, si pensa, dovrebbe averne uno (fissare un appuntamento su iCal, ricevere un messaggio su WhatsApp da un’allievo in ritardo, leggere notizie al pranzo, prendere e condividere una foto,..), ma non ce l’ha. Resta raggiungibile con il suo cellulare semplice per chiamate e SMS — che altro? A casa ha e-mail e internet, ma fuori no, solo un cellulare bi base.
simple_phone

Anche non è presente sulle reti sociali, da nessuna parte. Invece, vive la vera vita e apparentemente la gode interamente: comunica con la gente in modo reale, prova vere emozioni umane e non si lamenta.

Si direbbe: con un lavoro socio-centrico per eccellenza è naturale per lui essere online. Ma no. Va perfettamente bene senza. La persona è libera dai “likes” e dalla pressione sociale. Confermo con molto rispetto: essere giovane e vivere nel mondo reale è ancora possibile nel 2017.

Двадцать шлагбаумов до свободы

День первый. Хорошенькое дельце на государственной границе.

“Главное — поскорее дотянуть до Евросоюза, а там можно и расслабиться, — настраивал я себя, выезжая на машине за ворота подмосковного дома. — Вставлю в глаза спички, обопьюсь кофе, но газ сброшу только за Бугом”. Впереди лежали пять стран и 3000 км до Женевы. Я уезжал из России c вещами, во второй раз в жизни с вещами, но в этот раз — навсегда.

Машина на российских транзитных номерах тоже покидала Россию навсегда и была загружена под завязку кухонной утварью, летними колёсами, инструментами, книгами, костюмами — в общем, обычный набор переселенца. Впереди сидело чудище с туловищем из ватного одеяла и подушкой вместо головы, которую венчала венецианская маска Чумного Доктора. Где-то в глубине  салона позвякивала мясорубка. На каждой, собака, кочке!

mapНачало марта 2011 года, раннее промозглое утро с позёмкой и туманом. В пять утра московские водители ещё спят, поэтому вести машину можно относительно спокойно, не опасаясь мигалковых, слалома через пять рядов, обгона по аварийке, обсигналивания, отжиманий, “учёбы” и прочей энциклопедии русской жизни. Только когда московский водитель ещё лежит в своей кровати, можно вдруг снова ощутить, что вождение — это вообще-то удовольствие, а ПДД (surprise!) вообще-то существуют. Новая Рига и МКАД вымерли, а на Минке начал собираться ручеёк умников, спешащих проскочить в Москву до пробок, но то было навстречу. На запад (и Запад) я ехал, похоже, совершенно один.   Continue reading

Laissez les enfants tranquilles

Si ça continue, je finirai par agir contre la planète:

à WWF Suisse
Avenue Dickens 6
1006 Lausanne

Madame,
 Monsieur,

Stuff Vous avez pris la liberté d’adresser à ma fille mineure une carte de membre WWF et un bulletin de virement en faveur de votre organisation. Je vous prie de trouver ces objets ci-joints, je vous les rends dans leur état original, y compris les post-its en forme de panda.

Je vous demande de bien vouloir radier immédiatement ma fille de vos bases de données, ne la plus considérer comme membre de votre organisation, effacer notre adresse et ne plus rien lui envoyer.

Ma fille n’a jamais demandé de devenir membre de votre organisation. Je vois qu’elle ne manifeste aucun intérêt pour nourrir, “protéger”, “sauver” ou “parrainer” des animaux quelconques. L’école et les média l’ont déjà suffisamment informée du mouvement écologiste. Elle fait déjà tout ce qu’elle peut à son âge pour devenir une citoyenne responsable sans pour autant avoir l’ambition d’arrêter l’extinction de l’Holocène.

Le jour où ma fille aura 18 ans, elle décidera elle-même, mais pour le moment je vous prie de l’épargner des appels aux actions qu’elle ne peut pas évaluer objectivement et des choix qui ne sont pas les siens.

— André Kobzar

Gary Johnson for President!

Voting for Gary Johnson is good — not because the two big competitors are both bad options for America and the world. Voting for Gary Johnson is good per se, because only Libertarians manage to simultaneously embrace freedom, peace, prosperity, justice and — last but not least — common sense.

J’étais, suis et resterai charlie

3’700’000 manifestants, la population d’un pays entier comme la Bosnie-Herzégovine  — bravo les Français! Bravissimi!

Si l’on devient charlie, c’est parce qu’il y a une raison, à chacun la sienne: pour condamner la barbarie terroriste, pour défendre notre mode de vie, pour se sentir solidaire, ou encore pour être trendy et faire comme tout le monde avec une jolie pancarte noire sur Facebook. Quant à moi, j’étais déjà charlie bien avant le massacre chez Charlie Hebdo et je n’oublierai pas de rester charlie.

Ma raison principale d’être charlie c’est pour défendre la liberté d’expression illimitée et inconditionnelle quels que soient le sujet (religion ou toute autre chose), les moyens d’expression (dessin ou toute autre chose) et le public visé. Et ceci dans toutes circonstances: que la blague du journaliste / politicien / blogeur plaise ou non, qu’elle blesse quelqu’un ou non, qu’elle fasse rire ou qu’elle fasse frémir de dégoût. Je suis convaincu que dans un monde libre on a le droit de se moquer de tout, absolument de tout. Et ceci à tout moment. Toujours, et sans aucune exception. Les uns trouveront ça drôle, d’autres dégoûtant, mais n’importe — celui qui n’apprécie pas les blagues de certain genre ne doit simplement pas acheter le journal / assister au spectacle / regarder la chaîne télé qui dérange — c’est pas plus compliqué que ça. Zappez et trouvez ce qui vous plaît.

Et puis, attention — charlie est incompatible avec politically correct. Charlie est l’opposé du politically correct. Si vous êtes charlie, ne vous laissez pas blesser demain par la blague qui visera votre groupe. Sinon vous n’êtes pas charlie.

et je le resterai

Le temps passera vite — n’oublions pas de rester charlies! Repensons aux gars de Charlie Hébdo chaque fois que quelqu’un qui a une larme facile se plaint d’un dessin / chanson / publication / phrase. Blessé? — pas grave, change de chaîne et respecte le droit de chacun de s’exprimer sans faire des innombrables révérences envers tous les groupes. Les journalistes de Charlie Hebdo sont morts pour ce droit fondamental.

Votre participation était formidable. Merci, chers amis français! Vive la liberté d’expression et vive la République!

22 Nivôse an 223 de la Révolution